Campagne mensongère et dénigrante de Gaia et d’autres associations :
Pairi Daiza n’ouvrira JAMAIS de delphinarium et n’organisera JAMAIS de spectacle avec des cétacés. Le Parc se tient par contre prêt à répondre à l’appel des organes en charge de la conservation des mammifères marins pour aider des cétacés sans solution d’accueil.
Suite une campagne mensongère menée par l’association Gaia et d’autres organisations, Pairi Daiza souhaite rétablir clairement les faits en ce qui concerne le sauvetage de cétacés.
Pairi Daiza n’a jamais eu l’intention d’ouvrir un delphinarium ni d’organiser des spectacles avec des dauphins ou d’autres cétacés. Et n’a pas plus cette intention aujourd’hui qu’hier. Toute affirmation contraire relève d’une campagne trompeuse qui entretient la confusion auprès du public.
La seule question posée aujourd’hui est différente : que faire des dizaines de cétacés qui vivent actuellement dans des delphinariums appelés à fermer en Europe et qui n’ont aujourd’hui aucune solution d’accueil pour leurs animaux ?
Pairi Daiza salue à cet égard la réflexion à venir au sein du Gouvernement wallon, car elle permettra d’évaluer des solutions réelles, au lieu d’entretenir des illusions. L’urgence, c’est le sort de ces animaux, pas les postures.
Un besoin impérieux de solutions pour des dauphins sans avenir
Plusieurs dizaines de dauphins vivent aujourd’hui dans des delphinariums appelés à fermer dans les prochaines années. Pour eux, nés ou maintenus de longue durée sous soins humains, un retour en milieu naturel, quand bien même nous aimerions tous pouvoir le mettre en œuvre, est impossible : leur survie serait gravement compromise, notamment en raison de facteurs immunitaires et comportementaux.
Antoine Lebrun, Directeur Général-Adjoint de Pairi Daiza et Directeur de la Fondation Pairi Daiza : "Par une campagne calomnieuse, Gaia trompe l’opinion en laissant penser qu’il est possible de relâcher des dauphins issus de delphinariums dans leur milieu naturel. C’est totalement faux. Depuis des années, tous les projets visant à relâcher ces animaux en milieu naturel se sont malheureusement soldés par des échecs. Tous. Les cétacés nés en captivité n’ont jamais appris à chasser. Ils dépendent de soins humains. Ils ne peuvent pas survivre seuls. Les relâcher, ce n’est pas les libérer. C’est les condamner. Cette réalité impose de regarder la situation avec lucidité. Les animaux concernés existent déjà. Ils ne disparaîtront pas parce que l’on décide de fermer certaines structures. Trois options seulement existent alors : transférer ces animaux vers d’autres établissements dans le monde où ils continueront à participer à des spectacles, procéder à leur euthanasie, ou leur offrir un refuge dans lequel ils pourront vivre dans les meilleures conditions possibles, sans exploitation à des fins de spectacle. La troisième voie est celle que nous défendons, c’est la seule alternative éthique permettant de leur offrir un cadre de vie stable et respectueux. Ce que Gaïa propose, c’est de laisser ces dauphins sans solution, pour la beauté de l’idée. Entre la beauté de l’idée et la beauté du geste, nous avons fait notre choix."
Un appel à l’aide, une réponse de responsabilité face aux mensonges de certaines associations
Ces derniers mois, des experts et organisations internationales de protection animale, dont Robert Gojceta, le coordinateur européen de programmes de suivi des Tursiops truncatus (grands dauphins) et membre du board de l’EAAM (Association européenne des mammifères marins) ainsi que Martin Böye, président de l’EAAM et de la Fondation Loro Park, ont sollicité Pairi Daiza pour étudier une solution d’accueil éthique et durable pour des animaux qui n’ont aujourd’hui nulle part où aller.
La question est simple : que fait-on de ces animaux, lorsque les structures qui les hébergent ferment et qu’aucune solution respectueuse n’est disponible ?
Pairi Daiza est prêt à aider.
Mais les modalités d’un tel accueil ne pouvaient être évaluées sérieusement qu’à partir du moment où un cadre légal le permettait. Aujourd’hui, cette possibilité va peut-être exister car les autorités ont elles aussi été sollicitées et sensibilisées. Et si c’est le cas, nous allons pouvoir analyser, avec les autorités compétentes et les organisations concernées, les conditions précises d’un éventuel accueil. Aucune décision opérationnelle n’est arrêtée à ce stade.
Trois principes guideraient la réflexion de Pairi Daiza pour sauver ces cétacés : aucun spectacle, des programmes de recherche et d’éducation, un suivi scientifique
Pairi Daiza cherche à répondre à un appel à l’aide. Car empêcher les centres d’accueil ne libère aucun cétacé, c’est les abandonner.
L’ambition du Parc est claire : proposer, si et seulement si toutes les garanties peuvent être réunie, une solution de protection pour des cétacés sans avenir ailleurs.
Dans ce cadre, trois principes guideraient la réflexion de Pairi Daiza
- Premièrement, des infrastructures conçues pour le bien-être des animaux : pas de spectacles, pas de pratiques contraires à leur nature, et un environnement adapté à leurs besoins biologiques, sociaux et comportementaux, pour leur offrir une vie stable et sereine.
- Deuxièmement, une finalité utile et exigeante : la recherche et l’éducation, au service de la protection en mer. Mieux connaître ces espèces et sensibiliser les visiteurs est un levier concret, à l’heure où de nombreuses espèces de cétacés sont sous pression (pollutions, captures accidentelles, raréfaction des ressources, bruits sous-marin).
- Troisièmement, une gestion responsable et transparente : si un accueil devait être organisé, il s’inscrirait dans un cadre d’évaluation objective, de suivi vétérinaire et scientifique, et de concertation avec les parties prenantes, afin de garantir des groupes socialement équilibrés et un suivi de long terme.
Claire Gilissen